25.07.2009
Un joyeux non-anniversaire
13:39 Publié dans Musique du jour | Commentaires (1)
22.07.2009
De retour
Bonjour, bonjour! Devinez qui revoilà?!...
Alors voilà c'est pour une annonce officielle : Je suis rentrée à la maison de mes parents...
Je suis rentrée par l'avion du 17 juillet. J'ai atterri à Paris à 10h et que zou j'ai pris le TGV pour la Champagne où j'ai retrouvé Agnès et Stéphane et où j'ai pu faire une surprise à mes petits parents qui arrivaient une paire d'heures plus tard. C'était rigolo! Ils avaient l'air tout paumés...
Et puis voilà, un week-end plus tard, je suis de retour à la maison. Je craignais de tout trouver changé et en fait rien n'a bougé. C'est terrible! C'est à la fois rassurant d'avoir un endroit où on peut retrouver des gens et des choses qui ne bougent pas. Rassurant et un peu flippant aussi.
Moi j'ai eut deux jours de battements bizarres en Champagne avec une drôle d'impression d'être à la maison mais en fait pas vraiment. Et depuis j'ai retrouvé ma fratrie et je dois dire que ça va beaucoup mieux! On a mangé du fromage qui pue, sur du pain qui croustille, avec du vin qui se boit, sur la terrasse, tout ensemble en rigolant parce que Poulou fait la révolution et veut pas ranger sa chambre... Et tout ça ça fait du bien à la vie et peut-être même au monde!
Du coup je vais pas vous raconter notre dernière ballade en Bulgarie, parce que j'ai la flemme, que ça me fout un peu le bourdon et surtout parce que vous trouverez tout là. Donc c'est pas vraiment la peine que Ducros se décarcasse... De toute façon mes derniers jours en Bulgarie je les ai passés à coudre les poupées et écrire des cartes pour mes colocs, à regarder des séries idiotes avec mon amoureux, à faire des fêtes d'aurevoir pour les uns et les autres, à aller à l'aéroport pour y regarder des amis prendre l'escalator de la déprime, à trainasser avec mon amoureux, à faire des crises de shopping boucles d'oreilles, à pleurer dans les bras de mes colocs sur la fin d'une époque et à tenter de fermer ma valise. Rien de bien passionnant en fin de comptes!
Maintenant il est temps pour moi de vous laisser avec une petite chanson à moitié de circonstance mais que j'aime bien.
Voilà, il est temps pour moi d'aller me mettre au boulot : ce soir c'est pizza, salade, pulla finlandais, et tarte au citron meringuée de Stéph (mais faite par moi). C'est la belle vie, la vie avec la famille! Ca valait la peine de rentrer!
18:52 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (3)
03.07.2009
On a perdu Katta!
C'était avant hier que nous sommes tous allés une fois de plus accompagner une amie au pied des escalators. La première de chez nous a finir son projet par la voie normale! Alors au moment de partir on a tous applaudit, parce que c'était une belle performance d'avoir tenu bon tout ce temps.
Et la veille nous étions à Borovo, en visite chez Manue pour fêter la fin de notre service (ça sonne bien comme ça!) la fin du service de Manue et le départ de Katta. Une petite soirée normale dans la montagne avec un feu et des banitsas... et des amis qui s'en vont.
C'est le début de la fin tout ça. Les départs vont rapidement s'enchaîner, il va falloir dire aurevoir à tout ça et retourner à la vie normale... De mon côté, comme j'ai pas vraiment envie de regarder Ami Bouè se vider petit à petit, je déménage à Nadejda à la fin de la semaine. Comme de toutes façons j'ai fini mon temps avec FFF je suis libre de partir vivre où je veux avec qui je veux.
C'était hier qu'Andreas, Cathy et moi, nous sommes allés signer nos rapports de fin de SVE. Elena n'était pas très contente! Forcement on a dit tout ce qu'il y avait à dire : les projets bidons, le chantage, le mépris quotidien, l'argent qui disparaît, les magouilles pour contourner les règles du programme... Bref on a rien oublié! Et ils n'étaient pas très contents donc. Elena a dit qu'elle était surprise et déçue par les rapports de Cathy et Andreas. Elle a l'air de penser très sérieusement qu'on peut se moquer du monde pendant neuf mois et que les gens vont venir la remercier pour ça.
Quant à moi, à Adeline qui va changer de projet, et Stéph et Marion qui sont parties en claquant la porte, et avant ça Tony avec qui ça ne c'était pas bien passé non plus, bref quant à nous z'autres vilains français que nous sommes, Elena nous déteste tous. Je pense que c'est àpaut près tout ce qu'elle aura trouvé pour se consoler : tout ça c'est la faute des français. Du coup elle a décidé de ne plus jamais accueillir de volontaires français, ce qui ne devrait pas poser de problèmes puisqu'il y a de grandes chances pour qu'ils ne puissent plus accueillir de volontaires du tout.
Et voilà les nouvelles. Maintenant que nous voilà libres, tout ça va être très vite oublié et puis, bin... je pense qu'on va repartir en voyage!
08:54 Publié dans Humeurs | Commentaires (0)
27.06.2009
Un festival, deux festivaux...
C'est le temps des festivals en ce moment! Vous vous souvenez j'espère qu'il y a une semaine notre bande de larrons faisait les guignols dans les rues de Sofia?... Et bin paf! Cette semaine Shopska production et Amy Bouè playhouse ont le plaisir de vous présenter "Fly Over Europe"!
On est comme ça nous z'autres volontaires, on ne fait rien (ou presque) pendant huit mois et puis d'un coup paf, on organise un festival par semaine. C'est beau, non?
En vrai c'est l'oeuvre de Jura et Adeline. Depuis deux mois et des patates elles bossent comme des folles sur cette grande oeuvre. Alors je vous entends qui bouillonne "Mais en quoi donc ça consiste ce festival?!.." Alors c'est très simple. Les filles sont allées organiser des projections cinéma en plein air dans une petite ville (ou un gros village c'est comme on veut) où il ne se passe jamais rien, en banlieue de Sofia. Elles se sont galéré à contacter tout les instituts culturels de Sofia pour trouver des films europèens pour lesquels elles auraient les droits de diffusion ET le sous-titrage en bulgare!
Je peux vous dire qu'elles se sont donné du mal! Le résultat est là, quatre soirées cinématesques à la suite rien que pour l'endroit ; ce qui pour les gens de Novi Iskar est un truc complètement incompréhensible. Pourquoi vous venez là? Vous vous êtes perdus? Vous vendez quoi? Vous êtes communistes? (?!?)
On a compris seulement après que le parti organise parfois ce genre de projections propagandistes. Et comme le premier film de la série était un film polonais... On dirait bien que ça fait de nous de communistes... A bon? Bon... Ils ont du manquer toutes les affiches "Service volontaire europèen", tout les flyers "Jeunesse en action"...
Bref! En plus de toute la com normale (poster et flyers) Jura et Adeline avaient organisé une série d'interviews photographiées dans le village. Les gens donnaient donc leur avis sur l'Europe, la Bulgarie, les traditions, la culture... Les photos sont toutes très belles et l'expo à l'air de faire venir les gens.
Ce soir c'est donc la troisième projection du festival et nous aurons droit à Skritek un film tchèque plus ou moins muet... En fait les acteurs se "parlent" par onomathopées. L'histoire est très simple, on suit la vie d'une famille normale : la mère est caissière, le père travaille aux abattoirs, le fils étidue pour devenir boucher comme son père et la fille a pour ami imaginaire une espèce de lutin très étrange. Je n'ai vu que le début mais ça à l'air complétement taré.
Et voilà les nouvelles! Demain c'est soirée courts-métrages, en espérant que le temps veuille bien y mettre en peu du sien, parce que depuis le début de la semaine on passe des grosses trombes d'eau à un soleil timide qui a même pas le temps de tout sécher avant qu'il ne repleuve... Ha bon le verbe repleuvoir ça existe pas??...
Enfin jusqu'ici il n'a plut que la journée et pas en soirée. On touche du bois...
16:23 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (3)
23.06.2009
Pas fraîches mes nouvelles?
Bon allez, je me lance et d'un coup d'un seul je vous raconte tout!
Est ce que vous vous rappellez de notre mini festival reporté pour cause de pluie et de mauvaise organisation? Et bien devinez quoi qu'il s'est passé samedi?
TA-DAAM! On l'a finalement fait! Bon étrangement malgré trois semaines de boulot en plus on était guère mieux préparés, voire un poil pire. Forcement du coup nous nous sommes un peu frité avec nos chers amis de FF qui ont de leur côté mis toute la mauvaise volonté du monde à nous pourrir la journée... "Le vice c'est le mal qu'on fait sans plaisir." disait Colette et bin je peux vous dire que samedi ils se sont montrés particulièrement vicieux!
Glissons sur le sujet!
Je vous renvoie encore une fois l'adresse du blog où d'ici peu vous trouverez toutes les photos et où pour l'instant vous trouverez le programme avec quelques détails et tout et tout...
http://playgrad.blogspot.com/
Plutôt que de long discours je vous propose de jeter un coup d'oeil à l'album photo que j'ai soigné plus que de coutume, avec tout plein de petits commentaires sur les differantes photos, actions, installations, ect...
12:12 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)
22.06.2009
Les vacances au black océan, suite et fin
Bon sang il faut que je me dépêche de finir cette histoire parce que je prends un retard dingue et après on en finit pas! Alors aujourd'hui c'est comme hier, il pleut des trombes d'eau (comme hier en fait et probablement comme toute la semaine qui va venir) et c'est le temps parfait pour travailler sur son blog sans culpabiliser! Alors hophophop, au boulot!
Nous étions restés au camping de Sozopol avec une tente mal foutue et un camping crados sans eau chaude.
De bon matin nous nous sommes décidés pour quitter le camping dans les plus brefs délais histoire de trouver d'autres horizons plus accueillants et plus en accord avec notre mini budget. Sacs au dos nous nous sommes balladés le long de la côte jusqu'à Sozopol. Très chouette la ballade! La mer bleue comme ça! Et le ciel pareil! Et les plages! Et les pins! Et les bateaux!...
Arrivés à Sozopol suivant notre guide qui nous avait pourtant menti sur les prix du camping nous sommes allés trouver une chambre auprés d'un monsieur "Lotos". Pas trop chère, un peu excentrée, on chipote pas, on pose les bagages et on file se promener!
Ah Sozopol, Sozopol! Personnellement c'était une ville qui m'attirait juste pour son nom que je trouve bien marrant. Et bin c'est pas du tout aussi chouette que ce que j'attendais! Encore une fois la vieille ville était plutôt chouette, mais pour y accéder il fallait se faufiler entre les touristes, les baraques à frites et les boutiques de souvenirs en plastoc.
Après la ballade nous sommes allés lézarder dans un parc en attendant qu'il fasse moins chaud et puis nous sommes allés lézarder à la plage quand il a fait moins chaud. On a tenté de bronzer un peu mais pas trop non plus parce qu'on voulait pas finir tout cramés. Enfin nous avons fini la journée au resto pour manger du poisson face à la mer. Au passage le serveur qui parlait français m'a demandé si j'étais belge... tout ça parce que j'avais commandé des moules frites je suppose!
Le lendemain matin nous voilà face à un dilemme cornélien (au moins!) : rentrons nous sur Sofia le jour même, ou restons nous une petite journée de plus pour aller voir ce qui se passe un peu plus au sud?
Après avoir longuement hésité (si, si c'est vrai!) nous avons pris le mini-bus et nous avons longé la côte jusqu'à Ahtopol, pas très loin de la frontière avec la Turquie.
A Ahtopol nous avons trouvé une petite baba comme on les aime qui ne parlait pas un mot d'anglais qui nous a loué une chambre supère spacieuse avec un mignon balcon qui donnait sur un mignon jardin avec dedans un mignon petit chat... Décidement ça valait le coût de venir!
Plus sérieusement ce fut un bonheur de trouver cette petite ville de pêcheur toute tranquille, loin des énormes hôtels en carton-pâte et des attrapes-touristes en faux coquillage.
Nous nous sommes balladés dans les petites rues, nous avons re-mangé du poisson et nous avons re-lézardé sur une plage cette fois si très tranquille avec que des bulgares du coin. Non pas que les bulgares du coin soient plus tranquilles que les touristes, mais c'est surtout qu'ils sont beaucoup moins nombreux... En soirée nous nous sommes re-balladés sur le port en écoutant Céline Dion chanter le naufrage du Titanic... C'était drôlement émouvant, j'ai failli pleurer pour de vrai!
Et voilà la fin de l'histoire! Le lendemain, après un super petit en terrasse, nous sommes remonté sur Burgas où nous attendait le bus pour Sofia où nous attendait nos occupations de volontaires dont je vous parlerais dans mon prochain billet...
10:31 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)
19.06.2009
Pendant ce temps là... près de Sozopol
La suite, la suite réclament mes trois derniers fidèles lecteurs qui ne sont pas encore allés lire l'histoire sur le blog de Jean-Chris...
La suite donc la voilà:
Après notre journée à Ternovo nous nous sommes remis en route direction Nessebar, via Burgas. Pour ce faire nous avons pris un petit bus plutôt vaillant pour un bus bulgare qui nous a fait traverser la chaîne des Balkans de haut en bas. Encore une fois nous nous sommes régalé de paysages grandioses. Bon en fait à moitié seulement parce qu'il était tôt le matin et j'ai un peu dormi dans le bus...
En arrivant à Nessebar, il faut bien reconnaître qu'on a été un poil déçus. Il faut dire que le synopsis était assez aléchant : une petite presqu'île au bord de la mer noire avec dessus une des plus anciennes villes d'Europe (quelque chose comme 3000 ans avant JC) avec dedans une vingtaine d'églises "d'influence byzantine". Chouette!
En fait pas si chouette que ça. Les églises, très bien. La vieille ville, très bien. La mer Noire, très bien. Mais alors avec tout ça, un monde! Des boutiques de souvenirs à la con partout, des sculptures en coquillages, des bracelets en fausses perles, des porte-clefs en plastoc, des colliers avec le prénom de l'être aimé sur un grain de riz, et bien sur des touristes partout, partout... Pouik, pouik!
Nous avons donc fait notre petite ballade autour de la ville, pris une foultitude de photos, envoyé une ou deux cartes et nous sommes repartis. Le plan d'origine était de camper à Pomorie, une petite ville entre Burgas et Nessebar où parait-il on peut observer des oiseaux migrateurs rares, notamment le fameux pélican dalmatien et son ami le cormoran pygmé. Finalement nous avons renoncé à toutes ces bestioles pour partir direction le sud, vers Sozopol.
Arrivés au camping quelques surprises nous attendaient. Ca a commen
cé avec le monsieur de l'acceuil, que Jean-Chris dit dans son blog qu'il était très gentil mais que j'ai trouvé moi très désagréable... Mais bon, ne chipotons pas sur les détails! Donc le monsieur nous accueille et nous annonce que le prix d'une nuit dans ce vilain camping pour une petite tente et deux lascars et de 36 levas. 36 levas? Monsieur vous devez plaisanter, parce que pour 36 levas nous on dort pas au camping, pour 36 levas on se paye la roll roys des babas et on dort pas sur le part terre! Et plus le guide annonçait que vous étiez pas chers! Blague pas monsieur, il est tard et on va être obligés d'y rester dans ton camping moisi...Finalement le monsieur voit bien qu'on est embêtés, et comme il est sympa quand même, il nous dit qu'il faut pas le dire au patron, mais qu'il nous fait payer la nuit pour 20 levas. Bon, c'est le prix pour une chambre normale chez une Baba, c'est toujours pas le prix d'un camping craspec sans eau chaude, mais bon, il est tard et on a pas trop le choix... Tope là monsieur!
C'est à ce moment là que le monsieur doit nous enregister et donc il nous demande si on est anglais. Du coup on lui dit que non, non on est français et là il nous répond dans un français impecable quoique sur un ton un peu agacé : "Eh bien pourquoi vous ne parlez pas français?!". Monsieur c'est pourtant vrai que vous êtes sympatoche! On vous demande "douillou spique iguiliche?" avec notre bel accent de français et paf! Nous voilà anglais! Merci monsieur mais quand même c'est un peu inquiétant pour vous parce que même quand on baragouine en bulgare on le traine toujours notre accent français...
Enfin 20 levas plus tard nous avons la permission de faire trois fois le tour du camping pour trouver un endroit où planter notre tente. Et là une autre surprise nous attend. La tente en question c'est celle de Lars et Coco. Lars l'avait acheté avant leur voyage en Serbie, pour huit levas et un concombre au marché aux femmes. Autant vous dire que la tente en question on se doutait bien qu'elle n'allait pas être de première fraicheur. Mais je me disais aussi que Lars et Coco avaient arpenté les routes de Serbie pendant deux semaines avec cette tente, donc pour quelques nuits ça devait faire l'affaire!...
Bon, on a le gros bout de tissu là ça c'est le truc qui va au dessus de nous. Bon!... Où sont les piquets? Ha! Haaaaa! C'est donc ça les piquets! Okay allons-y! Et pour les sardines comment ça se passe? Des petits bouts de bois? Mais c'est parfait tout ça!...
D'un coup tout ce que Coco et Lars m'avaient dit sur cette tente prenait un autre sens. "Vous allez voir c'est une petite tente supère pour deux amoureux." "Pour le piquet à l'intérieur il faut le caler avec une grosse pierre et c'est parfait." "C'est une bonne petite tente, vous verrez."
On a bien vu! Passé le moment de panique, je dois dire que Jean-Chris a super gérer le montage de la tente bizarre sur terrain sabloneux avec des petits bouts de bois. Bon il y a eut un moment de battement quand le monsieur du camping et venu taper la causette histoire de pratiquer un peu son français avec nous alors qu'on venait de découvrir l'état de la tente... "Et lui il est pas français?" me demande-t-il en montrant Jean-Chris qui se bat pour faire tenir un baton droit dans le sable tout fin. Si, si, monsieur il est français aussi mais me demandez pas de vous traduire ce qu'il est en train de dire...
Enfin finalement à force de batailler on a fini pas y arriver, on a calé les piquets avec nos bouquins, et la tente était très belle et elle tenait vraiment bien. Bon c'est vrai qu'elle était un peu courte en longueur pour les pieds de Jean-Chris mais une fois dans le duvet c'était tout bon.
Après ça nous sommes allés trainasser sur la plage, Jean-Chris au diabolo et moi les pieds dans l'eau... Nous avons finis la soirée par un pic-nic nocturne improvisé sur un coin de plage, et nous sommes allés retrouver notre petite tente jaune qui a bien voulu rester debout toute la nuit!
Et encore une fois je suis à la bourre alors je vous dis que la suite sera au prochain numéro...
09:06 Publié dans Humeurs | Commentaires (0)
18.06.2009
Et nous revoilà!
Encore une fois, je suis de retour de voyage!...
C'est vrai j'ai un peu honte d'être tout le temps en ballade comme ça. En même temps c'est ça qui donne de quoi remplir mon blog, parce que si on compte sur Fire Foundation, on a pas fini! Et puis à propos de ça, je peux annoncer officiellement que je me suis fait poliment évincée du "projet SVE" de FF. Parce que Elena avait trouvé malin de nous emmener un week-end dans la montagne pour faire une évaluation du projet tous ensemble, et la pauvre n'a pas aimé ce que nous avons tenté de lui expliquer. A vrai dire je ne suis pas sure qu'elle ait vraiment écouté ce que nous avons essayé de lui dire. Mais peut importe, à la suite de mes remarques sur leur façon de "parier le budget" (l'expression est d'eux, authentique!) il semble que mon SVE soit devenu trop diffiçile pour eux (parce que pour moi évidemment c'était trop façile) et donc ils préférent que j'arrête de prendre part aux activités courantes. Déjà ça ne me gène pas parce que des activités courantes, ils n'en ont pas et puis de mon côté j'ai bien d'autres choses plus intéressantes à faire plutôt que de passer mon temps à discuter de choses creuses en faisant semblant de faire du art-théâter-culture...
Donc je suis partie avec mon doux ami en voyage sur la côte de la mer noire, mais cette fois-çi au sud. Pour ceux qui n'avaient pas suivi, ou qui avaient la flemme de regarder sur une carte, lors de notre précedant voyage nous avions visité le nord de la côte (Varna, Baltchik, Kavarna, Kaliakra) et cette fois-çi nous sommes partis visiter le sud.
Comme nous avions six heures de route pour aller jusqu'à Burgas (prononcez Bourgas) nous avions prévu de nous arrêter à mi-chemin, à Veliko Ternovo. Moi j'avais déjà visité la ville tout au début de mon SVE (rappellez-vous, ici) et je dois dire que j'avais un souvenir assez moyen de la ville. Mais Jean-Chris voulait y voir de ses yeux à lui à quoi ça ressemblait. Après tout c'est quand même la capitale historique de la Bulgarie... D'ailleurs je comprends toujours pas pourquoi ils ont choisis Sofia comme capitale alors qu'ils avaient Ternovo à disposition. Faites la comparaison : d'un côté Sofia, petite ville paumée dans les montagnes sans aucune histoire intéressante et de l'autre Veliko Ternovo, capitale historique de la Bulgarie, située en plein milieu du pays... Sans compter qu'il y avait aussi Plovdiv qui est aussi en plein centre du pays, qui à une belle tradition de ville mécène pleine de galeries et d'ateliers d'artistes... Bref on ne sait pas pourquoi ils ont choisis Sofia comme capitale, mais là n'était pas le sujet de ma note en fait.
Donc nous sommes allés visiter Veliko Ternovo
Arrivés à la gare nous nous sommes fait harponnés par les vendeurs de chambres pas chères. Nous nous sommes extirpés de la mélée pour tomber sur une petite dame qui nous a suivis un moment en nous parlant de sa maison, de sa chambre qui n'est pas chère, qui a une vue magnifique et qui fait le petit déj. Finalement nous l'avons suivi pour voir et nous nous sommes laissé convaincre parce qu'effectivement l'endroit était très sympa.
Une fois installés nous sommes allés faire trois fois le tour de la ville. A noter pour vos petites leçons de bulgare habituelles que Veliko veut dire grand. Cette ville c'est donc le grand Ternovo, à ne pas confondre avec le petit Ternovo qui est tout au sud vers la Turquie. Et Ternovo, qu'est-ce que ça veut donc dire? Ternovo c'est du vieux bulgare et ça veut dire trois moutons. Pourquoi? Parce que les trois collines de la ville ressembleraient à des dos de mouton. Je dis ressembleraient parce que pour moi c'est pas si évidant... Comme je n'y connais pas grand chose en dos de mouton je ne peux pas trop dire, mais on dirait que ces trois moutons là ils avaient le dos sacrement pentu!
Nous nous sommes donc promené sur le dos des moutons et ça m'a bien réconcillié avec cette ville. Il faut dire que la dernière fois, c'était en octobre, il pleuvait il faisait gris et moche et froid et mouillé... Alors que là, grand soleil et petit vent rafraîchissant, c'était tout bon. Nous sommes passés par la forteresse, nous avons arpenté les petites rues de la vielle ville et nous avons fait le tour des petites églises.
Une fois qu'on a eut fait ça nous sommes allés croquer un morceau dans un restau-pizzeria avec une vue très chouette sur la vallée et un menu gros comme le bottin, traduit en trois langues.
C'était une bien chouette journée, mais attendez un peu la suite. Parce que dans la suite on visite encore plein de villes sur la côte, et il nous arrive plein de trucs pas croyables... Bon si vous voulez pas attendre vous pouvez toujours aller voir le blog de Jean-Chris mais c'est moins sympa pour moi qui me décarcasse à faire des feuilletons à épisodes...
Je vous mets les photos de Ternovo pour vous faire patienter.
10:02 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)
10.06.2009
OcatarinettaBelogradtchik-tchix
Ce week-end, dimanche et lundi Jean-Chris et moi nous sommes partis tout au nord. Un petit week-end à deux juste après les deux jours d'"évaluation" avec Fire Foundation c'était plus que mérité et c'était bien nécessaire!
Après Melnik tout au sud nous avons donc pris le train vers le nord, direction Belogradtchik, entre la frontière avec la Serbie et la frontière avec la Roumanie (dans le coin à gauche quoi...) Nous avons commencé notre voyage en manquant le train de sept heure le matin. Balot! Nous voilà debout sur le quai tout fumants d'avoir couru les yeux encore tout plein de sommeil, à regarder le train partir sans nous, tout ça sous le regard hilare des deux contrôleurs pas très sympas. C'est pas très rigolo de se lever tôt pour rater son train! C'est pas grave, le suivant est à midi et demie, ça nous laisse le temps de rentrer à Nadejda et de piquer un mini roupillon. A midi tout pile, on était sur le quai et à midi vingt on partait enfin pour Belogradtchik.
Белоградчик (Belogradtchik) pour les ignares qui malgré tout les mots de bulgares que je place dans mes notes ne parlent pas encore couramment la langue, Белоградчик veut dire petite ville blanche. La question est de savoir pourquoi ils ont choisi ce nom-là étant donné que la ville en question n'est pas franchement blanche, enfin je veux dire pas plus qu'une autre et que les gros rochers qui font sa célébrité sont rouges, roses ou éventuellement oranges mais surement pas blancs. En même temps je comprends bien qu'ils pouvaient pas choisir de l'appeler Petite ville rouge, rose ou éventuellement orange mais sûrement pas blanche...
Belogradtchik, donc!
A peine arrivés, après quatre heures de train en plein cagnard nous nous sommes dit que suants pour suants on pouvait bien enchaîner directement sur une petite ballade à travers les gros rochers qui entourent la citadelle en ruine. Nous avons donc monté est descendu le chemin qui montait et descendait autour des remparts et au pied des rochers. Nous avons fini notre ballade en grimpant sur un des gros cailloux pour admirer un peu la vue.
Et bin c'était très beau! Tout ces rochers ont des formes différantes qui évoquent des personnages et des histoires délirantes. Bien sur quand Jean-Chris a parlé de voir émerger un géant d'entre les arbres, une petite musique est venue s'insinuer dans nos petites têtes de moineaux
Du coup, forcement on a fort pensé à notre ami et néanmoins beauf, Fabien le juriste des donjons... Et nous avons donc parcouru les rochers de la petite ville blanche au son de Tin-tin-tin TIN TIN ! Et le lendemain matin quand nous sommes allés visiter la citadelle en ruine nous avons fait cette très belle photo de Jean-Chris faisant l'orc en chasse:

C'est beau hein?!... Bon c'est bien pour toi Fabien, parce que ce week-end on a bien pensé à toi. Et attendant c'était encore pas fini!...
Après la visite matinale de la citadelle des orcs nous nous sommes bien en route pour le village de Rabicha à côté duquel se trouve la grotte de Magura.
Le village en question étant à vingt cinq kilomètres de Belogradtchik nous nous sommes préparés à une bonne heure de route dans un mini-bus quasi-bon pour les pièces détachées chez Papi (catégorie collectionneurs impénitants).
La leçon de bulgare a commencé sur les bancs de la "gare routière" où quelques Papis désoeuvrés discutaient? attendaient le bus? regardaient passer les bus? le tout en picolant de la mastika (c'est le pastis bulgare) pas chère, à la bouteille et sans eau. Dès qu'ils ont eut compris qu'on ne parlait pas bulgare ils se sont mis en tête de nous taper la causette. C'était assez marrant et ça nous a occupés un moment étant donnés: 1) nos horribles accents français, 2) leur incompréhensible prononciation qui mange les mots, 3) notre ridiculement pauvre vocabulaire bulgare, 4) les vapeurs de la mastika qui n'aidaient pas non plus... Malgré nos incompréhensions respectives la conversation était bien sympatoche, à tel point que quand il a été l'heure de prendre le bus le papi ne voulait plus nous laisser partir!
Désolés monsieur mais il faut qu'on y aille, la grotte nous attend...
Mais la leçon de bulgare ne s'arrêtait pas là! Dans le bus ma voisine a bien envie de causer aussi. Ca tombe bien la route est longue; vingt cinq kilomètres mutipliés par deux par le chauffeur qui zig-zague au milieu de la route pour éviter tout les nids de poule. On a tout le temps de se raconter nos vies! Je ne parle pas bulgare et elle ne parle pas anglais... Qu'à cela ne tienne, elle me commente quand même le paysage, m'explique le chemin, me parle de son amie qui est en France, me montre son adresse, quelque part pas loin de Marseille. Moi, avec mes trois mots de bulgare, j'essaie de lui expliquer qu'on travaille comme volontaires à Sofia, qu'aime son pays parce qu'il est beau, je lui montre les endroits qu'on a déjà visité... La conversation va petit à petit. Elle est contente de voir que je suis sous le charme de la Bulgarie, je suis contente qu'elle accepte de me répéter trois fois la même chose jusqu'à ce que je comprenne.
Nous traversons des paysages vraiment chouettes. Pas de trucs incroyables, mais des petits villages tout mignons avec des poulets qui courrent dans la rue, des creux de verdure plein de papillons qui volent tout serrés, on croise des chèvres qui se promènent toutes seules, et puis on croise la vieille Baba qui les garde un fichu sur la tête le baton à la main, on croise des charettes de foin tirés par un petit âne tout sale avec dans la charette le mari et la femme qui rentrent des champs... Ici les gens travaillent la terre en famille, à la main, sans machine et parfois sans bête.
Et puis d'un coup au carefour du milieu de nul part avec la route de la grotte le bus s'arrete, ma voisine me donne encore quelques indications pour retrouver le bus au retour et hop! Nous voilà au milieu de nul part avec nos sacs à dos à marcher à la recherche de l'entrée des grottes. Heureusement nous les avons trouvées assez vite et nous sommes partis nous cacher de la chaleur dans la terre où il fait bien frais. Nous sommes donc gentillement passés de trente degrès à l'ombre à dix degrès sous terre.
La surprise de la grotte en question c'est que nous z'autres qui n'y connaissons rien nous pensions trouver une grotte du genre petite caverne. Que non! Deux kilomètres de ballade sous la terre avec des grandes salles comme ça et des stalagtite et mites gros comme ça qui dégoulinaient dans nos cous et tout... Ca faisait un peu peur! D'autant plus qu'on avait même pas une lampe de poche et donc que si l'éclairage se trouvait avoir envie de vacances, on était pas dans la panade!...
Bien sur on a re-eut une pensée pour Fabien, parce qu'encore une fois le lieu était très Tin-tin-tin Tin Tin! Du coup nous avons tenter de faire une photo de Gollum mais elle était un peu floue.
Voilà, nous nous sommes donc promené pendant une heure et demie au pays des stalagmite et des chauves-souris, tout en cherchant les peintures rupestres que nous n'avons pas trouvées parce qu'elles étaient planquées dans un coin pas éclairé des grottes! Je dois dire que l'ambiance était un peu flippante quand même.
De retour à la surface nous avons marché jusqu'à Rabicha où nous avons retouvé le bus qui nous a ammenés en cahotant jusqu'à Dimovo où nous avons repris le train pour notre chère Sofia.
Dans le train du retour j'ai fait quelques photos des montagnes. En effet notre tortillard de train contourne la reserve naturelle de Vrachanski Balkan soit un gros morceau de forêt et de montagnes où la main de l'homme n'a encore jamais mis le pied...
Avec Jean-Chris on se disait que ça pourrait être notre prochaine destination de week-end... mais pas ce week-end parce qu'on part à Bourgas sur la partie sud de la côte...
On vous racontera!
10:56 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (4)







