22.07.2009
De retour
Bonjour, bonjour! Devinez qui revoilà?!...
Alors voilà c'est pour une annonce officielle : Je suis rentrée à la maison de mes parents...
Je suis rentrée par l'avion du 17 juillet. J'ai atterri à Paris à 10h et que zou j'ai pris le TGV pour la Champagne où j'ai retrouvé Agnès et Stéphane et où j'ai pu faire une surprise à mes petits parents qui arrivaient une paire d'heures plus tard. C'était rigolo! Ils avaient l'air tout paumés...
Et puis voilà, un week-end plus tard, je suis de retour à la maison. Je craignais de tout trouver changé et en fait rien n'a bougé. C'est terrible! C'est à la fois rassurant d'avoir un endroit où on peut retrouver des gens et des choses qui ne bougent pas. Rassurant et un peu flippant aussi.
Moi j'ai eut deux jours de battements bizarres en Champagne avec une drôle d'impression d'être à la maison mais en fait pas vraiment. Et depuis j'ai retrouvé ma fratrie et je dois dire que ça va beaucoup mieux! On a mangé du fromage qui pue, sur du pain qui croustille, avec du vin qui se boit, sur la terrasse, tout ensemble en rigolant parce que Poulou fait la révolution et veut pas ranger sa chambre... Et tout ça ça fait du bien à la vie et peut-être même au monde!
Du coup je vais pas vous raconter notre dernière ballade en Bulgarie, parce que j'ai la flemme, que ça me fout un peu le bourdon et surtout parce que vous trouverez tout là. Donc c'est pas vraiment la peine que Ducros se décarcasse... De toute façon mes derniers jours en Bulgarie je les ai passés à coudre les poupées et écrire des cartes pour mes colocs, à regarder des séries idiotes avec mon amoureux, à faire des fêtes d'aurevoir pour les uns et les autres, à aller à l'aéroport pour y regarder des amis prendre l'escalator de la déprime, à trainasser avec mon amoureux, à faire des crises de shopping boucles d'oreilles, à pleurer dans les bras de mes colocs sur la fin d'une époque et à tenter de fermer ma valise. Rien de bien passionnant en fin de comptes!
Maintenant il est temps pour moi de vous laisser avec une petite chanson à moitié de circonstance mais que j'aime bien.
Voilà, il est temps pour moi d'aller me mettre au boulot : ce soir c'est pizza, salade, pulla finlandais, et tarte au citron meringuée de Stéph (mais faite par moi). C'est la belle vie, la vie avec la famille! Ca valait la peine de rentrer!
18:52 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (3)
27.06.2009
Un festival, deux festivaux...
C'est le temps des festivals en ce moment! Vous vous souvenez j'espère qu'il y a une semaine notre bande de larrons faisait les guignols dans les rues de Sofia?... Et bin paf! Cette semaine Shopska production et Amy Bouè playhouse ont le plaisir de vous présenter "Fly Over Europe"!
On est comme ça nous z'autres volontaires, on ne fait rien (ou presque) pendant huit mois et puis d'un coup paf, on organise un festival par semaine. C'est beau, non?
En vrai c'est l'oeuvre de Jura et Adeline. Depuis deux mois et des patates elles bossent comme des folles sur cette grande oeuvre. Alors je vous entends qui bouillonne "Mais en quoi donc ça consiste ce festival?!.." Alors c'est très simple. Les filles sont allées organiser des projections cinéma en plein air dans une petite ville (ou un gros village c'est comme on veut) où il ne se passe jamais rien, en banlieue de Sofia. Elles se sont galéré à contacter tout les instituts culturels de Sofia pour trouver des films europèens pour lesquels elles auraient les droits de diffusion ET le sous-titrage en bulgare!
Je peux vous dire qu'elles se sont donné du mal! Le résultat est là, quatre soirées cinématesques à la suite rien que pour l'endroit ; ce qui pour les gens de Novi Iskar est un truc complètement incompréhensible. Pourquoi vous venez là? Vous vous êtes perdus? Vous vendez quoi? Vous êtes communistes? (?!?)
On a compris seulement après que le parti organise parfois ce genre de projections propagandistes. Et comme le premier film de la série était un film polonais... On dirait bien que ça fait de nous de communistes... A bon? Bon... Ils ont du manquer toutes les affiches "Service volontaire europèen", tout les flyers "Jeunesse en action"...
Bref! En plus de toute la com normale (poster et flyers) Jura et Adeline avaient organisé une série d'interviews photographiées dans le village. Les gens donnaient donc leur avis sur l'Europe, la Bulgarie, les traditions, la culture... Les photos sont toutes très belles et l'expo à l'air de faire venir les gens.
Ce soir c'est donc la troisième projection du festival et nous aurons droit à Skritek un film tchèque plus ou moins muet... En fait les acteurs se "parlent" par onomathopées. L'histoire est très simple, on suit la vie d'une famille normale : la mère est caissière, le père travaille aux abattoirs, le fils étidue pour devenir boucher comme son père et la fille a pour ami imaginaire une espèce de lutin très étrange. Je n'ai vu que le début mais ça à l'air complétement taré.
Et voilà les nouvelles! Demain c'est soirée courts-métrages, en espérant que le temps veuille bien y mettre en peu du sien, parce que depuis le début de la semaine on passe des grosses trombes d'eau à un soleil timide qui a même pas le temps de tout sécher avant qu'il ne repleuve... Ha bon le verbe repleuvoir ça existe pas??...
Enfin jusqu'ici il n'a plut que la journée et pas en soirée. On touche du bois...
16:23 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (3)
23.06.2009
Pas fraîches mes nouvelles?
Bon allez, je me lance et d'un coup d'un seul je vous raconte tout!
Est ce que vous vous rappellez de notre mini festival reporté pour cause de pluie et de mauvaise organisation? Et bien devinez quoi qu'il s'est passé samedi?
TA-DAAM! On l'a finalement fait! Bon étrangement malgré trois semaines de boulot en plus on était guère mieux préparés, voire un poil pire. Forcement du coup nous nous sommes un peu frité avec nos chers amis de FF qui ont de leur côté mis toute la mauvaise volonté du monde à nous pourrir la journée... "Le vice c'est le mal qu'on fait sans plaisir." disait Colette et bin je peux vous dire que samedi ils se sont montrés particulièrement vicieux!
Glissons sur le sujet!
Je vous renvoie encore une fois l'adresse du blog où d'ici peu vous trouverez toutes les photos et où pour l'instant vous trouverez le programme avec quelques détails et tout et tout...
http://playgrad.blogspot.com/
Plutôt que de long discours je vous propose de jeter un coup d'oeil à l'album photo que j'ai soigné plus que de coutume, avec tout plein de petits commentaires sur les differantes photos, actions, installations, ect...
12:12 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)
22.06.2009
Les vacances au black océan, suite et fin
Bon sang il faut que je me dépêche de finir cette histoire parce que je prends un retard dingue et après on en finit pas! Alors aujourd'hui c'est comme hier, il pleut des trombes d'eau (comme hier en fait et probablement comme toute la semaine qui va venir) et c'est le temps parfait pour travailler sur son blog sans culpabiliser! Alors hophophop, au boulot!
Nous étions restés au camping de Sozopol avec une tente mal foutue et un camping crados sans eau chaude.
De bon matin nous nous sommes décidés pour quitter le camping dans les plus brefs délais histoire de trouver d'autres horizons plus accueillants et plus en accord avec notre mini budget. Sacs au dos nous nous sommes balladés le long de la côte jusqu'à Sozopol. Très chouette la ballade! La mer bleue comme ça! Et le ciel pareil! Et les plages! Et les pins! Et les bateaux!...
Arrivés à Sozopol suivant notre guide qui nous avait pourtant menti sur les prix du camping nous sommes allés trouver une chambre auprés d'un monsieur "Lotos". Pas trop chère, un peu excentrée, on chipote pas, on pose les bagages et on file se promener!
Ah Sozopol, Sozopol! Personnellement c'était une ville qui m'attirait juste pour son nom que je trouve bien marrant. Et bin c'est pas du tout aussi chouette que ce que j'attendais! Encore une fois la vieille ville était plutôt chouette, mais pour y accéder il fallait se faufiler entre les touristes, les baraques à frites et les boutiques de souvenirs en plastoc.
Après la ballade nous sommes allés lézarder dans un parc en attendant qu'il fasse moins chaud et puis nous sommes allés lézarder à la plage quand il a fait moins chaud. On a tenté de bronzer un peu mais pas trop non plus parce qu'on voulait pas finir tout cramés. Enfin nous avons fini la journée au resto pour manger du poisson face à la mer. Au passage le serveur qui parlait français m'a demandé si j'étais belge... tout ça parce que j'avais commandé des moules frites je suppose!
Le lendemain matin nous voilà face à un dilemme cornélien (au moins!) : rentrons nous sur Sofia le jour même, ou restons nous une petite journée de plus pour aller voir ce qui se passe un peu plus au sud?
Après avoir longuement hésité (si, si c'est vrai!) nous avons pris le mini-bus et nous avons longé la côte jusqu'à Ahtopol, pas très loin de la frontière avec la Turquie.
A Ahtopol nous avons trouvé une petite baba comme on les aime qui ne parlait pas un mot d'anglais qui nous a loué une chambre supère spacieuse avec un mignon balcon qui donnait sur un mignon jardin avec dedans un mignon petit chat... Décidement ça valait le coût de venir!
Plus sérieusement ce fut un bonheur de trouver cette petite ville de pêcheur toute tranquille, loin des énormes hôtels en carton-pâte et des attrapes-touristes en faux coquillage.
Nous nous sommes balladés dans les petites rues, nous avons re-mangé du poisson et nous avons re-lézardé sur une plage cette fois si très tranquille avec que des bulgares du coin. Non pas que les bulgares du coin soient plus tranquilles que les touristes, mais c'est surtout qu'ils sont beaucoup moins nombreux... En soirée nous nous sommes re-balladés sur le port en écoutant Céline Dion chanter le naufrage du Titanic... C'était drôlement émouvant, j'ai failli pleurer pour de vrai!
Et voilà la fin de l'histoire! Le lendemain, après un super petit en terrasse, nous sommes remonté sur Burgas où nous attendait le bus pour Sofia où nous attendait nos occupations de volontaires dont je vous parlerais dans mon prochain billet...
10:31 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)
18.06.2009
Et nous revoilà!
Encore une fois, je suis de retour de voyage!...
C'est vrai j'ai un peu honte d'être tout le temps en ballade comme ça. En même temps c'est ça qui donne de quoi remplir mon blog, parce que si on compte sur Fire Foundation, on a pas fini! Et puis à propos de ça, je peux annoncer officiellement que je me suis fait poliment évincée du "projet SVE" de FF. Parce que Elena avait trouvé malin de nous emmener un week-end dans la montagne pour faire une évaluation du projet tous ensemble, et la pauvre n'a pas aimé ce que nous avons tenté de lui expliquer. A vrai dire je ne suis pas sure qu'elle ait vraiment écouté ce que nous avons essayé de lui dire. Mais peut importe, à la suite de mes remarques sur leur façon de "parier le budget" (l'expression est d'eux, authentique!) il semble que mon SVE soit devenu trop diffiçile pour eux (parce que pour moi évidemment c'était trop façile) et donc ils préférent que j'arrête de prendre part aux activités courantes. Déjà ça ne me gène pas parce que des activités courantes, ils n'en ont pas et puis de mon côté j'ai bien d'autres choses plus intéressantes à faire plutôt que de passer mon temps à discuter de choses creuses en faisant semblant de faire du art-théâter-culture...
Donc je suis partie avec mon doux ami en voyage sur la côte de la mer noire, mais cette fois-çi au sud. Pour ceux qui n'avaient pas suivi, ou qui avaient la flemme de regarder sur une carte, lors de notre précedant voyage nous avions visité le nord de la côte (Varna, Baltchik, Kavarna, Kaliakra) et cette fois-çi nous sommes partis visiter le sud.
Comme nous avions six heures de route pour aller jusqu'à Burgas (prononcez Bourgas) nous avions prévu de nous arrêter à mi-chemin, à Veliko Ternovo. Moi j'avais déjà visité la ville tout au début de mon SVE (rappellez-vous, ici) et je dois dire que j'avais un souvenir assez moyen de la ville. Mais Jean-Chris voulait y voir de ses yeux à lui à quoi ça ressemblait. Après tout c'est quand même la capitale historique de la Bulgarie... D'ailleurs je comprends toujours pas pourquoi ils ont choisis Sofia comme capitale alors qu'ils avaient Ternovo à disposition. Faites la comparaison : d'un côté Sofia, petite ville paumée dans les montagnes sans aucune histoire intéressante et de l'autre Veliko Ternovo, capitale historique de la Bulgarie, située en plein milieu du pays... Sans compter qu'il y avait aussi Plovdiv qui est aussi en plein centre du pays, qui à une belle tradition de ville mécène pleine de galeries et d'ateliers d'artistes... Bref on ne sait pas pourquoi ils ont choisis Sofia comme capitale, mais là n'était pas le sujet de ma note en fait.
Donc nous sommes allés visiter Veliko Ternovo
Arrivés à la gare nous nous sommes fait harponnés par les vendeurs de chambres pas chères. Nous nous sommes extirpés de la mélée pour tomber sur une petite dame qui nous a suivis un moment en nous parlant de sa maison, de sa chambre qui n'est pas chère, qui a une vue magnifique et qui fait le petit déj. Finalement nous l'avons suivi pour voir et nous nous sommes laissé convaincre parce qu'effectivement l'endroit était très sympa.
Une fois installés nous sommes allés faire trois fois le tour de la ville. A noter pour vos petites leçons de bulgare habituelles que Veliko veut dire grand. Cette ville c'est donc le grand Ternovo, à ne pas confondre avec le petit Ternovo qui est tout au sud vers la Turquie. Et Ternovo, qu'est-ce que ça veut donc dire? Ternovo c'est du vieux bulgare et ça veut dire trois moutons. Pourquoi? Parce que les trois collines de la ville ressembleraient à des dos de mouton. Je dis ressembleraient parce que pour moi c'est pas si évidant... Comme je n'y connais pas grand chose en dos de mouton je ne peux pas trop dire, mais on dirait que ces trois moutons là ils avaient le dos sacrement pentu!
Nous nous sommes donc promené sur le dos des moutons et ça m'a bien réconcillié avec cette ville. Il faut dire que la dernière fois, c'était en octobre, il pleuvait il faisait gris et moche et froid et mouillé... Alors que là, grand soleil et petit vent rafraîchissant, c'était tout bon. Nous sommes passés par la forteresse, nous avons arpenté les petites rues de la vielle ville et nous avons fait le tour des petites églises.
Une fois qu'on a eut fait ça nous sommes allés croquer un morceau dans un restau-pizzeria avec une vue très chouette sur la vallée et un menu gros comme le bottin, traduit en trois langues.
C'était une bien chouette journée, mais attendez un peu la suite. Parce que dans la suite on visite encore plein de villes sur la côte, et il nous arrive plein de trucs pas croyables... Bon si vous voulez pas attendre vous pouvez toujours aller voir le blog de Jean-Chris mais c'est moins sympa pour moi qui me décarcasse à faire des feuilletons à épisodes...
Je vous mets les photos de Ternovo pour vous faire patienter.
10:02 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)
10.06.2009
OcatarinettaBelogradtchik-tchix
Ce week-end, dimanche et lundi Jean-Chris et moi nous sommes partis tout au nord. Un petit week-end à deux juste après les deux jours d'"évaluation" avec Fire Foundation c'était plus que mérité et c'était bien nécessaire!
Après Melnik tout au sud nous avons donc pris le train vers le nord, direction Belogradtchik, entre la frontière avec la Serbie et la frontière avec la Roumanie (dans le coin à gauche quoi...) Nous avons commencé notre voyage en manquant le train de sept heure le matin. Balot! Nous voilà debout sur le quai tout fumants d'avoir couru les yeux encore tout plein de sommeil, à regarder le train partir sans nous, tout ça sous le regard hilare des deux contrôleurs pas très sympas. C'est pas très rigolo de se lever tôt pour rater son train! C'est pas grave, le suivant est à midi et demie, ça nous laisse le temps de rentrer à Nadejda et de piquer un mini roupillon. A midi tout pile, on était sur le quai et à midi vingt on partait enfin pour Belogradtchik.
Белоградчик (Belogradtchik) pour les ignares qui malgré tout les mots de bulgares que je place dans mes notes ne parlent pas encore couramment la langue, Белоградчик veut dire petite ville blanche. La question est de savoir pourquoi ils ont choisi ce nom-là étant donné que la ville en question n'est pas franchement blanche, enfin je veux dire pas plus qu'une autre et que les gros rochers qui font sa célébrité sont rouges, roses ou éventuellement oranges mais surement pas blancs. En même temps je comprends bien qu'ils pouvaient pas choisir de l'appeler Petite ville rouge, rose ou éventuellement orange mais sûrement pas blanche...
Belogradtchik, donc!
A peine arrivés, après quatre heures de train en plein cagnard nous nous sommes dit que suants pour suants on pouvait bien enchaîner directement sur une petite ballade à travers les gros rochers qui entourent la citadelle en ruine. Nous avons donc monté est descendu le chemin qui montait et descendait autour des remparts et au pied des rochers. Nous avons fini notre ballade en grimpant sur un des gros cailloux pour admirer un peu la vue.
Et bin c'était très beau! Tout ces rochers ont des formes différantes qui évoquent des personnages et des histoires délirantes. Bien sur quand Jean-Chris a parlé de voir émerger un géant d'entre les arbres, une petite musique est venue s'insinuer dans nos petites têtes de moineaux
Du coup, forcement on a fort pensé à notre ami et néanmoins beauf, Fabien le juriste des donjons... Et nous avons donc parcouru les rochers de la petite ville blanche au son de Tin-tin-tin TIN TIN ! Et le lendemain matin quand nous sommes allés visiter la citadelle en ruine nous avons fait cette très belle photo de Jean-Chris faisant l'orc en chasse:

C'est beau hein?!... Bon c'est bien pour toi Fabien, parce que ce week-end on a bien pensé à toi. Et attendant c'était encore pas fini!...
Après la visite matinale de la citadelle des orcs nous nous sommes bien en route pour le village de Rabicha à côté duquel se trouve la grotte de Magura.
Le village en question étant à vingt cinq kilomètres de Belogradtchik nous nous sommes préparés à une bonne heure de route dans un mini-bus quasi-bon pour les pièces détachées chez Papi (catégorie collectionneurs impénitants).
La leçon de bulgare a commencé sur les bancs de la "gare routière" où quelques Papis désoeuvrés discutaient? attendaient le bus? regardaient passer les bus? le tout en picolant de la mastika (c'est le pastis bulgare) pas chère, à la bouteille et sans eau. Dès qu'ils ont eut compris qu'on ne parlait pas bulgare ils se sont mis en tête de nous taper la causette. C'était assez marrant et ça nous a occupés un moment étant donnés: 1) nos horribles accents français, 2) leur incompréhensible prononciation qui mange les mots, 3) notre ridiculement pauvre vocabulaire bulgare, 4) les vapeurs de la mastika qui n'aidaient pas non plus... Malgré nos incompréhensions respectives la conversation était bien sympatoche, à tel point que quand il a été l'heure de prendre le bus le papi ne voulait plus nous laisser partir!
Désolés monsieur mais il faut qu'on y aille, la grotte nous attend...
Mais la leçon de bulgare ne s'arrêtait pas là! Dans le bus ma voisine a bien envie de causer aussi. Ca tombe bien la route est longue; vingt cinq kilomètres mutipliés par deux par le chauffeur qui zig-zague au milieu de la route pour éviter tout les nids de poule. On a tout le temps de se raconter nos vies! Je ne parle pas bulgare et elle ne parle pas anglais... Qu'à cela ne tienne, elle me commente quand même le paysage, m'explique le chemin, me parle de son amie qui est en France, me montre son adresse, quelque part pas loin de Marseille. Moi, avec mes trois mots de bulgare, j'essaie de lui expliquer qu'on travaille comme volontaires à Sofia, qu'aime son pays parce qu'il est beau, je lui montre les endroits qu'on a déjà visité... La conversation va petit à petit. Elle est contente de voir que je suis sous le charme de la Bulgarie, je suis contente qu'elle accepte de me répéter trois fois la même chose jusqu'à ce que je comprenne.
Nous traversons des paysages vraiment chouettes. Pas de trucs incroyables, mais des petits villages tout mignons avec des poulets qui courrent dans la rue, des creux de verdure plein de papillons qui volent tout serrés, on croise des chèvres qui se promènent toutes seules, et puis on croise la vieille Baba qui les garde un fichu sur la tête le baton à la main, on croise des charettes de foin tirés par un petit âne tout sale avec dans la charette le mari et la femme qui rentrent des champs... Ici les gens travaillent la terre en famille, à la main, sans machine et parfois sans bête.
Et puis d'un coup au carefour du milieu de nul part avec la route de la grotte le bus s'arrete, ma voisine me donne encore quelques indications pour retrouver le bus au retour et hop! Nous voilà au milieu de nul part avec nos sacs à dos à marcher à la recherche de l'entrée des grottes. Heureusement nous les avons trouvées assez vite et nous sommes partis nous cacher de la chaleur dans la terre où il fait bien frais. Nous sommes donc gentillement passés de trente degrès à l'ombre à dix degrès sous terre.
La surprise de la grotte en question c'est que nous z'autres qui n'y connaissons rien nous pensions trouver une grotte du genre petite caverne. Que non! Deux kilomètres de ballade sous la terre avec des grandes salles comme ça et des stalagtite et mites gros comme ça qui dégoulinaient dans nos cous et tout... Ca faisait un peu peur! D'autant plus qu'on avait même pas une lampe de poche et donc que si l'éclairage se trouvait avoir envie de vacances, on était pas dans la panade!...
Bien sur on a re-eut une pensée pour Fabien, parce qu'encore une fois le lieu était très Tin-tin-tin Tin Tin! Du coup nous avons tenter de faire une photo de Gollum mais elle était un peu floue.
Voilà, nous nous sommes donc promené pendant une heure et demie au pays des stalagmite et des chauves-souris, tout en cherchant les peintures rupestres que nous n'avons pas trouvées parce qu'elles étaient planquées dans un coin pas éclairé des grottes! Je dois dire que l'ambiance était un peu flippante quand même.
De retour à la surface nous avons marché jusqu'à Rabicha où nous avons retouvé le bus qui nous a ammenés en cahotant jusqu'à Dimovo où nous avons repris le train pour notre chère Sofia.
Dans le train du retour j'ai fait quelques photos des montagnes. En effet notre tortillard de train contourne la reserve naturelle de Vrachanski Balkan soit un gros morceau de forêt et de montagnes où la main de l'homme n'a encore jamais mis le pied...
Avec Jean-Chris on se disait que ça pourrait être notre prochaine destination de week-end... mais pas ce week-end parce qu'on part à Bourgas sur la partie sud de la côte...
On vous racontera!
10:56 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (4)
30.05.2009
La pluie...
Il pleut depuis avant-hier soir...
Et la pluie nous sauve!
Depuis trois semaines nous ne cessons de répéter qu'il faut déplacer la date de notre festival, pour tout un tas de raisons toutes meilleures les unes que les autres : le temps nous manque et rien n'est prêt, Elena a réalisé hier que ce samedi les bulgares travaillent (pour rattraper leur vacances obligatoires) et donc que nous n'aurions aucune aide de personnes parlant bulgare, tout nos amis volontaires ont été embarqués par l'agence nationale pour des trainnings bidons, les trois derniers de nos amis qui sont libres se sont déjà engagés pour aller à un autre festival à Plovdiv, Jura est à Varna avec ses parents juste ce week-end et ne pourra pas participer...
Malgré toutes ces bonnes raisons et malgré nos demandes répétées, déplacer la date de Playgrad était ABSOLUMENT impossible. Pourquoi? Parce que l'agence nationale devait nous aider à monter ce festival le 30 mai et que ça avait été convenu comme ça. Le fait que l'agence nationale en question ne fait que nous mettre des bâtons dans les roues ne changeait rien au problème... Le festival était prévu pour le 30 mai, point à la ligne.
Et voilà qu'hier matin, Elena appelle Andreas et lui propose calmement de déplacer la date de notre festival parce qu'il pleut...
Merci la pluie!!!
Là où les arguments les plus logiques échouent, la météo triomphe! Une sacrée chance que la promo du festival était pas prête parce que ces ânes n'avaient pas pris le temps d'aller faire imprimer les affiches...
Depuis hier le rythme a changé d'un coup puisqu'à priori le festival sera reporté au 20 juin, tout ce qui était catastrophiquement urgent redevient faisable et ce sans trop avoir à stresser inutilement. Nous voilà tous un peu perdus dans ce moment de flottement où nous étions prêts à courir partout et finalement... et bin finalement pas. Reste à défendre notre boulot pour la suite, histoire que ce festival soit reporté et non pas annulé...
Et voilà les nouvelles du festival! Nous sommes donc tranquillement en train de bosser sous la pluie qui tombe comme une furie en faisant un boucan du diable. Que c'est bien d'être au sec et au chaud chez nous! Travailler à son rythme, faire les choses proprement, sans urgence et sans panique... Ca me manquait!
Juste avant de vous laisser un petit mot pour tout les braves qui tentent encore de me laisser des commentaires : c'est pas moi qui censure vos messages, c'est mon hebergeur de blog qui bug. Du coup vos messages je les reçois même pas et je pleure toute seule dans ma chambre! Pour arrêter ça j'ai demandé à Haut et Fort d'arrêter de buguer, mais je sais pas s'ils vont bien vouloir...
Quoiqu'il en soit un grand merci à tout les courageux qui veulent bien s'obstiner à laisser des messages quand même! Ca fait drôlement plaisir!
13:48 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (2)
22.05.2009
Playgrad, underline the streets
Alors, alors...
Comme promis, pour toutes les mauvaises langues qui ont quitté le projet et qui disent qu'on ne fait rien de nos journées, je viens poster cette petite note juste pour vous!
Pour commencer il faut expliquer à ceux qui ne savent pas que notre projet touche à la fin. Nous avons quelques différances de dates, mais globalement mi-juillet il n'y aura plus grand monde chez les volontaires de Sofia. Coco finira la première, fin mai, puis c'est notre groupe (Andreas, Cathy, Katta et moi) qui finira fin juin et enfin mi-juillet ce sera au tour de Rafa et Jura. A ce moment-là de l'histoire il ne restera que Adeline et Jagoda qui devraient rester jusqu'en septembre...
Tout ça pour vous dire, en préambule de l'introduction, que le temps passe tout vite et que bientôt sonnera l'heure de regagner nos pénates. Il faut dire aussi que dans un projet Sve chaque volontaire a le droit d'utiliser 20% de son temps de travail à l'élaboration d'un projet personnel. Depuis sept mois qu'on fait des trucs bidon pour notre asso, il commence à être temps de faire quelque chose de bien avant de partir! D'où l'idée d'user de notre temps de projet personnel pour faire ensemble quelque chose qui tienne la route...
Alors d'abord, il y a le festival. Notre petit festival de rue que nous allons organiser tous ensemble dans les rues de Sofia.
Comme vous pouvez le constater, les "Street attack" d'Andreas impliquent souvent tout le groupe.
De son côté Coco s'est occupée de toute la promo, et va organiser des projection de photos et de vidéos directement sur les murs de la ville. Rafa proposera une sorte de cadavre exquis interactif tout autour du parc où nous serons installés, et un sorte de mini marathon photo dans le centre ville. Jean-Chris s'est aussi incrustré dans notre petit groupe. Il va réaliser au sol, avec de l'eau et de la craie, des portraits des balayeuses de Sofia. Quand à moi je travaille à la réalisation de trois posters de huit mètres de long sur le thème "Moi, mon ticket de bus et l'alphabet cyrillique".
Voilà je vous posterais les photos de tout ça bientôt!
Et puis il faudra aussi que je raconte pour notre exposition de nos travaux de volontaires, fin juin...
10:01 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (2)
20.05.2009
Les p'tits citadins à la campagne
Quel week-end, mes amis, quel week-end! Jean-Chris et moi nous sommes rentrés lundi matin de Melnik, petit village du sud-ouest de la Bulgarie, juste à côté de la frontière grecque, et je dois dire que c'est la meilleure excursion que j'ai pu faire depuis le début de mes voyages ici!
Pour commencer nous avions oublié notre guide, ce qui est une excellente chose. Avec un guide on a tendance à rester le nez dans le bouquin pour savoir quel est le prochain truc à visiter. Sans le guide, on ne sait pas, donc on est aux aguets, on cherche partout quel pourrait être le truc à pas manquer, qu'est ce qui pourrait être intéressant...
Ne sachant rien du tout, à part que c'était un coin à visiter, nous sommes sortis du bus, le nez au vent sans bien savoir où nous allions dormir, ni quand et comment nous allions repartir. C'est à ce moment là qu'une petite Baba bulgare est venue nous proposer sa chambre en parlant très vite en bulgare évidement. A vingt lévas la nuit (soit dix euros) pour deux, c'était tout parfait pour notre petit budget de volontaires. Nous avons donc suivi notre nouvelle Baba qui nous expliquait gentillement tout un tas de trucs auxquels on ne comprenait pas grand chose. Nous avons traversé le pont tout moussu, nous sommes passés par une rue pleine de cailloux et de poules, puis nous avons grimpé des escaliers aux marches très irrégulières et nous sommes arrivés chez notre hôtesse...
Rhôôô! Que c'est joli! Que c'est joli et plein de bazar! C'est bien simple on aurait dit Ami Bouè en plus rangé. Je m'y suis tout de suite sentie comme chez moi. La douche dehors qui sentait vaguement le moisi, les toilettes (dehors aussi, évidement) qui fuient un peu, et la cour pleine de pots de ketchup format cantine familiale avec des plantes un peu partout! Quel bonheur! Quant à la chambre, et bien une petite chambre toute simple et proprette qui sentait encore le feu de bois de cet hiver, avec quatre lits allignés qui étaient vides en ce moment mais qui sont sûrement très demandés en plein été. Il y avait même un lit dehors qui doit faire des heureux quand les quatre précédants sont pleins...
Bref, bref, nous avions trouvé la maison du bonheur!
Sitôt nos sacs posés, Jean-Chris a pris ses diabolos, j'ai pris mon appareil photo et nous sommes allés nous promener dans le village. Le village en lui-même, il faut bien reconnaître qu'il était un peu décevant. Disons qu'il y a tout plein d'hôtels qui s'y construisent et qu'il est en de train de passer de "sympathique petit village paumé" à "grosse machine à touristes". C'est bien dommage, quand même de casser les jolies petites maisons du vrai village pour y planter des gros hôtels avec piscine spa et jacuzzi... Surtout que, comme d'habitude, il y a en toujours un ou deux qui ne seront jamais finis et qui resteront des ruines de chantier jusqu'à... on ne sait pas jusqu'à quand! C'est un grand mystère puisque des ruines de bâtiments en construction il y en a plein la Bulgarie et certaines sont déjà très vieilles. Peut-être qu'ils les gardent jusqu'à ce qu'elles soient assez vieilles pour être classées?... On ne sait pas. En tout cas ils les gardent et ils n'en font rien.
Bon mais j'ai complétement dévié du sujet là! Revenons à nos oiseaux.
Donc nous voilà Jean-Chris et moi, flânant dans le village faisant des photos de toutes ces belles choses qui nous plaisent : une ruelle qui grimpe, une maison, le petit pont moussu, les jolies fleurs... Il y avait un coq magnifique dans la rue près ce chez notre Baba, avec des grandes plumes noires et blanches et une crête bien rouge. Du coup je l'ai pris aussi en photo. A côté de ce coq il y avait une grosse poule blanche qui était très belle aussi, mais là j'ai fait la photo un peu vite parce que le monsieur commençait à se demander pourquoi je prenais des photos de ses poules. Jean-Chris m'a gentillement demandé si c'était la première fois que je voyais une poule de ma vie, et je suis partie bouder plus loin...
Ensuite nous avons essayé de nous perdre aux alentours du village. C'était pas aussi facile que ce que je pensais. On croit que c'est simple de se perdre, mais on a tort! C'est drôlement compliqué! Surtout quand il n'y a qu'un seul chemin! Bon... Nous avons donc suivi l'unique chemin qui monte, qui monte, qui monte dans la fôret, et qui arrive... au sommet. Et au sommet, c'était bôôô! On était au dessus de la vallée, ce qui forcement donne un point de vue assez sympa sur les choses, mais en plus c'était l'heure où le soleil va presque aller se coucher, mais pas encore il reste juste le temps de faire encore une ou deux photos... Tout autour le chemin disparaît dans les hautes herbes parce que le jardinier, cette grosse flemme, n'a pas voulu grimper jusqu'ici pour tondre la pelouse. Du coup il y a plein de bêtes partout qui font des petits bruits, il y a des oiseaux qui chantent, et des fleurs de toutes les couleurs, et les insectes aux formes complètement dingues, et des odeurs d'herbe et d'arbres et de résine et de fleurs, et des bestioles qui détalent dans les fourêts... Quel plaisir! Loin de Sofia qui est si laide et qui sent mauvais il y a des endroits colorés comme ça qui grouillent de vie et qui sentent bon!
Nous avons donc suivi un chemin qu'on voyait à peine tellement le jardinier avait pas fait son boulot et nous sommes arrivés à une église en ruine. Tiens donc! L'église St Nicolas comme la plupart des églises ici, qui était vraiment très en ruine. On voyait encore vaguement les fresques, mais le plus fort dans ces ruines c'était pas encore ça... Le plus fort c'est que les murs étaient devenus tellement poreux qu'il y avait tout un nid d'abeille qui c'était installé directement dans la pierre! Très impressionnant, je dois dire.
Après cette petite ballade... Bin, rien! On est allé sur la place du village, Jean-Chris a fait son malin avec ses diabolos et je suis restée sur le banc à le regarder faire... Rien, quoi...
Rien jusqu'au lendemain où de bonne heure (celle où blanchit la campagne) nous sommes partis en bus jusqu'au monastère de Rojen, à sept kilomètres de Melnik. En fait le bus nous a juste laissé à Rojen-village et nous sommes montés à pied au monastère.
Que dire du monastère? C'est très joli, c'est petit, c'est mignon. L'église est impressionnante comme toujours couverte de dorures et d'icônes, et surtout très sombre. Toute la cour du monastère est couverte par une sorte de tonnelle en vigne. C'est étonnant comment cette plante peut couvrir autant d'espace et donner des fruits alors qu'elle n'est rattachée à la terre que par trois malheureux petits troncs tout chiquette...
Après le monsatère nous sommes partis pour un village pas très loin auquel on pouvait accéder en trente minutes de marche. Du moins c'est ce que disait le panneau... Et comme il n'y avait qu'un chemin, forts de notre expérience de la veille, nous nous sommes dit que c'était forcement le bon, on ne peut pas se perdre avec un seul chemin... Eh bin, nous on peut! Nous avons donc suivi ce petit chemin qui sentait les fleurs et le soleil. Nous avons marché une petite heure, en partant du principe que une demie heure sur le panneau, c'est une heure de marche pour nous. Au bout d'une heure le village n'était toujours pas en vue, il n'y avait pas un arbre pour faire de l'ombre sur le chemin il était une heure et le soleil tapait fort. Nous avons donc fait demi-tour et nous sommes revenus au monastère, quand même bien contents de notre ballade loupée.
Une fois au monastère nous avons pic-niqué et bouquiné sous un arbre comme des gros paresseux que nous sommes. Quand il a été l'heure de rentrer nous avons trouvé le chemin de randonnée qui passait au dessus de la montagne puis qui longeait le dessus et enfin qui redescendait vers Melnik. Honnêtement comme on s'était planté quelques heures plus tôt, on était même pas surs que c'était le bon chemin, et surtout on n'aurait pas pu imaginer que ça allait être aussi beau! Nous avons suivi des chemins larges de vingt centimètres, avec le vide à notre gauche et la montagne à droite (sans rambarde évidement), nous avons croisé des serpents (petits comme si c'était des bébés, mais en fait pas du tout...) nous avons perdu le chemin par moment parce que franchement c'était facile de perdre une vague ligne entre les cailloux, et nous sommes arrivés au sommet c'était un paysage incroyable! C'est d'ailleurs assez énervant de voir que les photos ne rendent rien de l'immencité du truc. Autour de nous il n'y avait que le vide avec des pentes qui descendaient en à-pic qui fait peur. Surtout que le sol, cette terre poussièreuse ocre-jaune pleine de cailloux, c'était sacrement glissant.
Je vous mets les photos dans un album ici :
Une fois de retour à Melnik, nous avons passé une courte soirée au resto et nous sommes allés dormir bien vite, parce qu'on était bien bien creuvés. Le lendemain matin nous avons pris le bus de six heures direction Sofia. Et voilà, c'était histoire de notre week-end à Melnik.
La prochaine fois je vous raconte ce qu'on fait au travail, parce que ya des gens qui commencent à dire que je suis tout le temps en vacances... Et c'est même pas vrai!
18:31 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (0)
14.05.2009
Le temps des voyages (3ème et dernier épisode)
Et me revoilà!
Après tout ce temps à préférer traîner sur Facebook plutôt que m'occuper de ce blog, j'ai plein de choses à rattraper...
Alors j'avais arrêté mon récit à notre premier jour à Varna... Bien donc premier jour nous sommes allés faire un tour à la plage pas propre, au parc tout plein de skaters fous, au zoo déprimant mais heureusement petit et au monastère d'Aladja où les moines avaient des lits creusés dans la roche, certes, mais avec vue sur la mer quand même!
Le lendemain matin nous avons déménagé de l'infâme hôtel Relax, pour aller nous installer dans une charmante et très agréable auberge de jeunesse. A peine les sacs posés nous avons filé à la gare routière prendre le bus pour le cap du bout du bout de la Bulgarie : Cap Kaliakra. Bien sur le chauffeur de bus faisait un peu du rallye sur les routes qui longent la côte. Ça ne m'a pas vraiment empêchée de dormir tout du long.
Arrivés là-bas, et béh c'est bien joli! C'est presque une presqu'île. Il y a des ruines d'une forteresse romaine et la mer tout autour qui chante le long des golfs clairs.. Très beau très beau!
Après ce grand bol d'air nous avons repris le bus pour rentrer sur Varna en faisant une étape à Baltchik. Encore une fois très jolie petite ville sur la côte.
Avec des bateaux, des pêcheurs, quelques touristes et un jardin botanique qu'on pas pu visiter parce que les vacances obligatoires en Bulgarie c'est obligatoire pour tout le monde, même pour les gens qui bossent au bord de la mer toute l'année.
Et puis de retour à Varna, sur les conseils du gentil monsieur de l'auberge de jeunesse nous sommes aller dans un restaurant pas cher et très sympa, où trois chats trop propres pour être honnêtes, nous ont regardé fixement pendant tout notre repas.
Le lendemain nous sommes allés faire un saut à la forêt de pierre. Il s'agit en fait de pierres dressées naturelles. Je n'ai pas très bien compris le comment et le pourquoi de l'histoire, mais en substance, il y a 50 millions d'années, la mer était là et puis finalement elle est partie et elle a laissée ces pierres bizarres derrière elle.
C'est assez étonnant, parce qu'on dirait vraiment des colonnes brisées, des ruines de bâtiments, ou quelque chose comme ça. En tout cas on dirait pas des cailloux naturels, on dirait des cailloux taillés. Et pour la petite anecdote c'est là-bas qu'ils sont allés tourner Vercingétorix avec Christophe Lambert... Impressionnant, non.
Enfin mercredi 6, il a fallut prendre le chemin du retour. C'était bien agréable de traverser la Bulgarie au printemps. Tout est vert, sauf les champs de colza et les lilas (et le ciel aussi). Et c'est vallonné, et c'est joli, et le soleil qui se répend sur tout ça... C'était chouette!
Et voilà pour vous toutes les plus chouettes photos de ce chouette voyage sont dans cet album
Enfin un quart d'heure avant Sofia, la pluie s'est pointée et c'était plus tout à fait aussi chouette...
D'autant plus qu'à notre retour à Sofia nous avons trouvé Cathy qui se morfondait à l'hôpital depuis trois jours. Le diagnostique est passé par six médecins différants et il changeait à chaque fois. Avec chaque nouveau médecin arrivaient de nouvelles antibiotiques... Le moral de Cathy j'aime autant vous dire qu'il n'était pas au top. Nous avons donc tenté de faire avec elle l'apprentissage des hôpitaux bulgares. Le gros avantage c'est que l'hôpital est à cinq minutes à pied. Du coup quand Cathy a réalisé qu'ils n'allaient pas lui donner à manger, nous nous sommes organisé pour faire le relais cantine deux fois pas jour. On lui a mijoté des petits plats, des supères soupes avec des légumes du marché, des falafels de l'épicerie libanaise, des gâteaux tout fait maison qui arrivaient tout chauds sortis du four...
Malheureusement ça suffisait pas toujours à lui remonter le moral. Les infirmières qui ne parlent pas trois mots d'anglais. Les docteurs qui ne donnent pas d'explications, les anti-bios qui se multiplient, les docteurs qui expliquent qu'en fait elle n'aurait pas du prendre celui çi mais plutôt celui là, et cette merveilleuse infirmière qui était si fière de parler trois mots de français: "C'est interdit! Non!"...
Enfin après moult déboirs, notament avec l'assurance maladie et les anti-bios, nous avons fini par récupérer notre Cathy à Amy Bouè où nous avons pu continuer à la soigner à coup de soupes et de bons petits plats préparés avec amour et nos p'tites mains!
Et voilà!
Tout ça c'était il y a une semaine et des poussières. Depuis tout va bien. L'été est là. Nos boss nous ont laissé un maximum de temps pour préparer notre festival et notre expo de bons p'tits volontaires, et on y travaille avec plaisir!
Le soleil brille sur Sofia et devinez, quoi...
Ce soir c'est barbecue à Amy Bouè!
17:04 Publié dans Nouvelles d'ici | Commentaires (1)








